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L’économie circulaire, faire plus et mieux avec moins !

Chez Jeannette en Chemisette, j’ai à cœur de revaloriser les vêtements et surtout de faire prendre conscience que le modèle économique fondé sur le « tout jetable », c’est dépassé !

Jeannette en Chemisette est une friperie, une boutique vintage en ligne d’articles de seconde main et peut-être sur le site et/ou sur les réseaux sociaux avez-vous déjà vu ces deux mots «  économie circulaire » ?

Mais qu’est ce que c’est au juste ?

Le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer propose la définition suivante : “L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de “refermer le cycle de vie” des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie.”

Et si au lieu de jeter, on réutilisait les objets, vêtements qui existent déjà ? Nos modes de production et de consommation actuels correspondent à un modèle linéaire (reposant sur le triptyque : produire – consommer – jeter). Ce système économique a de graves conséquences sur l’environnement comme l’épuisement des ressources naturelles, la pollution ou même l’accumulation des déchets.

L’économie circulaire, c’est un nouveau modèle à suivre et qui fait la part belle à la réutilisation des objets, leur donner une seconde vie, une seconde chance d’être utilisés encore longtemps et c’est aussi consommer autrement !

Consommer autrement : «  En ai-je vraiment besoin ? », apprendre à acheter d’occasion quand cela est possible et ne pas céder à l’achat compulsif !

L’objectif de tout cela, de toute cette nouvelle économie circulaire – grâce notamment à des acteurs du réemploi dans la filière textile par exemple comme le Relais ou même les associations comme Emmaüs – c’est de gaspiller moins en recyclant, en réduisant et gérant différemment le tri de nos articles.

Derrière chaque filière, il y a également des hommes et des femmes qui travaillent à cette économie : l ‘économie circulaire est vecteur d’emplois ! Que cela soit dans les collectivités locales, les associations, les entreprises privées, les emplois dans ce domaine sont nombreux !

Jeannette en Chemisette fait, pour ainsi dire, partie de cette économie circulaire. En vous proposant des articles de seconde main, chinés en associations, le socle même de cette boutique en ligne fonctionne sur le réemploi, le recyclage et la revente de vêtements vintage. Ainsi, votre achat sur ce site contribue au développement de cette activité, de la pérennité de mon emploi ( ! ), de l’économie circulaire en général et bien sûr de l’allongement de vie des objets, donc moins de gaspillage, moins de pollution !

Enfin, parce que Jeannette en Chemisette aime profondément la Nature, j’ai décidé, depuis la mise en ligne de cette boutique, de reverser un pourcentage de mes ventes à l’association WWF. Ainsi, vos achats sont solidaires, contribuent à changer et faire bouger les lignes d’une consommation plus responsable !

Merci à vous ! 💚

Réinventer la friperie de demain !

50 pièces par semaine, des prix dérisoires ou parfois complètement dingues, des pulls à papy, des robes de mamies, des cardigans autrichiens fabriqués en Chine …

Le vintage va t-il un jour s’épuiser ?

Le mot «  vintage » est à la mode depuis des années et acheter du vintage, c’est dans la tendance. Même le pull le plus moche du monde, s’il est étiqueté vintage, sera vendu, à un prix parfois exorbitant sur un site parisien par exemple. Ce même type de site qui donne envie d’arrêter son métier et de faire quelque chose de «  vrai » et d’intelligent.

Parce qu’acheter du seconde-main c’est bien, mais acheter tout le temps et n’importe quoi, c’est une aberration.

Aux prémices de Jeannette en Chemisette, j’achetais beaucoup, parfois trop de choses … c’est mon amoureux qui m’a dit «  molo » et aussi «  ce truc est vraiment moche, pourquoi tu l’achètes pardi ? » … et il avait bien raison !

Est-ce bien raisonnable d’acheter tout un lot de pièces parce qu’elles sont d’époque, dans leur jus, alors qu’on oserait même pas les porter pour sortir les poubelles ?

Il y a quelque chose que je trouve exaspérant parfois dans mon métier, c’est de voir à quel point certaines friperies sont prêtes à vendre n’importe quoi à leurs clientes. Vraiment n’importe quoi. Et les clientes de se dire «  Mais c’est du seconde-main, c’est pas grave si çà ne va pas ou que je ne le porte qu’une fois, après je le revends ou je le donne … c’est de l’occasion, je ne fais pas de mal à la planète ! ». Non effectivement. Le vêtement étant déjà fabriqué, en soi, vous ne faites pas de mal à la planète, mais vous allez sans doute vous encombrer d’un article que vous ne porterez sans doute jamais. Quel intérêt d’acheter beaucoup d’articles vintage ou de seconde-main si vous ne les portez jamais ?

Autant acheter un article neuf, un seul article, que vous porterez plus souvent et qui sera sans nul doute de meilleure qualité, pourvu qu’il soit fabriqué en matières recyclées ou autres fibres naturelles.

Ce qui compte on fond, ce n’est pas la quantité, mais la qualité des articles que l’on achète. Ce qui compte, ce n’est pas d’en avoir plein nos armoires, comme le dit si justement Alain Souchon dans sa chanson Foule Sentimentale … car c’est ce que l’on nous fait croire, comme si le bonheur se matérialisait par le nombre incalculable de pièces vintage et autres articles.

En vérité, je crois qu’il faut savoir faire la part des choses, apprendre à acheter mieux et surtout moins, moins consommer, moins croire ce que l’on nous dit sur des sites de ventes en ligne «  Au même prix que la fast-fashion » ou encore «  éco-friendly » alors que des milliers de colis sont envoyés partout dans le monde.

Vendre un vêtement à 20 € pour l’envoyer en Chine, çà n’a pas de sens.

Le côté «  écologique » de mon métier, cette «  reconversion » du vêtement, c’est bien cela qui m’a poussé à créer mon entreprise. Mais en proposant trop d’articles chaque mois, en postant chaque jour des jolies photos sur Instagram, en expédiant partout dans le monde sur un site parisien, ce métier, je ne le trouve plus si écolo que cela.

Je pense que ce métier a besoin qu’on le réinvente. Que l’on cultive un peu plus le côté « réutiliser, réduire et recycler », plutôt que ce côté «  cool » ou chic du vintage qui n’a plus vraiment de sens.

Peut-être qu’à vouloir trop en faire, on perds petit à petit la notion des choses et des réalités.

Jeannette en Chemisette va continuer à vous proposer sur cet eShop un éventail de jolies pièces de seconde-main, mais moins. Une à deux pièces par jour, pas moins, pas plus !

Mon projet de pièces en fibres naturelles seconde-main est toujours en cours, je ne l’ai pas mis de côté ! Il faut un peu de patience pour en trouver et cette patience, c’est ce qui manque cruellement à notre époque !

Se réinventer, voilà mon plus grand défi pour Jeannette en Chemisette en 2021 !

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